Bonjour @Top310929!
Tant que le divorce n'est pas prononcé, les époux restent soumis aux obligations du mariage, notamment au devoir de respect, de fidélité, de secours et d'assistance prévu par l'article 212 du Code civil.
La séparation, même organisée devant le juge, n'efface donc pas immédiatement toutes les obligations conjugales.
L'audience devant le JAF permet notamment de fixer les mesures provisoires, dont l'attribution de la jouissance du domicile conjugal, sur le fondement de l'article 255 du Code civil. Si le juge vous attribue la jouissance du logement à compter du 15 mai, vous pourrez en principe y demeurer seule avec les personnes de votre choix, sous réserve du contenu exact de la décision.
Points de vigilance
Il faut distinguer deux choses : le droit d'occuper le logement et l'opportunité d'y faire emménager immédiatement votre nouveau compagnon. Si la décision vous attribue clairement la jouissance du domicile à compter du 15 mai, votre époux n'aura plus vocation à y résider à partir de cette date.
En revanche, faire entrer un nouveau compagnon dans l'ancien domicile conjugal dès le début des mesures provisoires peut être mal vécu et parfois exploité dans le cadre du divorce, surtout si la procédure demeure conflictuelle. Même si cela ne vous est pas nécessairement interdit, il faut mesurer l'effet procédural et humain d'une telle décision.
La mention d'une exécution à la date de la convocation doit être vérifiée dans l'ordonnance rendue. Ce n'est pas la demande de l'avocat, à elle seule, qui fixe la règle applicable, mais bien la décision du juge, ses dates d'effet et ses éventuelles limites.
3 Conseils applicables
Attendez d'avoir l'ordonnance écrite du JAF avant toute installation définitive de votre nouveau compagnon au domicile. Il faut lire précisément si la jouissance du logement vous est attribuée, à partir de quelle date, et selon quelles conditions.
Évitez, par prudence, un emménagement immédiat le jour même ou dans les jours qui suivent l'audience si le contexte est très conflictuel. Juridiquement, la prudence consiste à ne pas donner à votre époux un argument inutile sur le terrain du comportement conjugal ou de l'apaisement familial.
Enfin, interrogez votre avocat sur la stratégie à adopter, car il connaît les demandes adverses, le fondement du divorce et la sensibilité du dossier.
En pratique, sauf nécessité particulière, il est souvent préférable d'attendre que les mesures provisoires soient stabilisées avant d'installer officiellement un nouveau compagnon dans l'ancien domicile conjugal.
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Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
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